San Francisco ou la ville de la tolérance

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Voici maintenant deux mois à peine que je suis arrivée à San Francisco. Depuis mon arrivée, j’ai déjà vécu dans trois quartiers différents: arrivée dans l’auberge de jeunesse USA Hostels à deux pas de Tenderloin, j’ai bifurqué à Haight Ashbury avant de me retrouver à Potrero Hill. Tout ça pour travailler dans le quartier de Civic Center. En plus de tout cela, j’ai déjà pas mal vadrouillé avec mes rencontres de l’auberge de jeunesse et mes collègues.

Eh bien ce qui frappe dans cette ville qui est bien plus petite que je l’avais imaginée, c’est la grande diversité des lieux, des reliefs, des architectures et surtout des gens en un espace pourtant si confiné.

 

Et de ce kaléidoscope d’identités diverses et variées, on tire quand même un sentiment d’unité. Unité dans la différence et unité en raison même de la coexistence de ces différences. La tolérance fait le ciment de San Francisco, son originalité, son charme et sa force. Pour moi qui vient d’un pays où certaines personnes utilisent la diversité comme un mal menaçant l’identité nationale, c’est assez troublant. Troublant de constater que dans l’ailleurs où je me trouve actuellement, cette diversité unie et enrichie.

La tolérance et la diversité, sont aussi ce qui explique pourquoi les san franciscains ont tendance à revendiquer leur différence et même parfois les porter en étendard. Pas étonnant quand on y pense que la ville ait vu fleurir entre autres la culture hippie, beatnik, les black panthers et l’art psychédélique.

 

Je ne compte plus le nombre de personnes épanouie que j’ai croisé à San Francisco qui ce serait sentie montrée du doigt à Paris. A commencer par les nudistes qui peuvent se promener en tenue d’Adam ou d’Ève sans problème ( seule la fraîcheur les limite).

Par exemple, Frisco abrite la plus grosse communauté gay du monde dont le quartier emblématique est Castro.

L’anniversaire d’un ami m’a donné l’occasion de constater la présence dans la ville d’une communauté de drag-queen extrêmement bien intégrée.

 

 

San Francisco Tenderloin 2San Francisco accepte la différence et la marginalité. Cette acceptation englobe la consommation de drogues : les dealers de Mission et Tenderloin dealent assez librement sous le nez des policiers et des badauds comme sans que cela ne semble gêner qui que ce soit.

L’acceptation de la différence inclue aussi la folie. Dans la ville on croise beaucoup de personnes frisant la folie ou totalement folles. Effet de la drogue ou non, le tout donne une ambiance spéciale, très san franciscaine. Pour l’instant, ce que je peux en dire c’est que j’adore cette ville hétéroclite et tolérante et j’ai hâte d’en découvrir davantage 😉 !

 

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